mardi 28 avril 2009

Polissage de sabre japonais ou togi


Comme il en faut un peu pour tout le monde, voilà un peu de sabre japonais, juste histoire de savoir un peu en quoi consiste le travail d'un restaurateur en nihonto.
Il s'agit de la première lame que j'ai restauré pour quelqu'un. Le travail remonte à 2007.
Auparavant, je n'avais travaillé uniquement sur des lames m'appartenant.

Coup de chance pour une première restauration pour quelqu'un, l'acier était plutôt "tendre" et sauvegardé de la rouille, ce qui donne plus facilement de possibilités pour obtenir un sympathique résultat, où l'on peut rendre apparent les subtilités de l'acier.
Par subtilités j'entends le hada, c'est-à-dire le motif laissé par le mode de repliage de l'acier (qui laisse comme des veines de bois sur la surface), ainsi que le hamon, à savoir la ligne de trempe.
Pour le hamon, j'ai quand même eu du mal, il m'a fallu que je m'y reprenne à deux fois pour le blanchiment de cette partie, qui se fait par l'utilisation d'hazuya, c'est à dire la dernière pierre de polissage.
Ici le travail a consisté à travailler l'acier sur les trois dernières pierres du togi ( première phase de travail) et tout le shiage (deuxième phase).

70% des outils que j'utilise pour le polissage japonais sont des pierres naturelles, originaires du Japon. Petite anecdote : certaines pierres destinées à cet usage, peuvent valoir le prix d'une maison !
Je vous rassure tout de suite, ce n'est pas le cas des miennes, la plus chère m'a coûté un peu plus de cent euros il me semble.
Mais bon, étant donné qu'on a toujours besoin de la pierre que l'on a pas encore, ça peut aller vite...
Par contre je ne pourrai pas vous expliquer comment se déroule le polissage, ce blog n'a pas été prévu pour ça, et puis ça serait un peu présomptueux de ma part, n'étant ni prof de polissage, ni maître polisseur.

Ici on a affaire à une lame de tanto, forgée au 19ème siècle.
La soie ( partie brune logée dans la poignée) est signée et datée,
par contre je n'ai pas pris le temps de prendre des photos de sa monture, elle était de toute beauté, avec des libellules sur le fourreau, sur une laque striée, je vous raconte pas.
Je ne sais pas si je la reverrai un jour ...

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire