vendredi 29 septembre 2017

Des marionnettes sorties de leur boîte


Je profite d'un réaménagement de l'atelier pour ressortir de leurs boîtes mes premières marionnettes, que j'avais fabriqué il y a 17 ans. C'était pour mon projet de fin d'études en arts appliqués, axé sur la marionnette et le cinéma.


Les têtes et mains sont en mousse de latex, le corps en résine polyester et fibre de verre cirée, et les membres en épicéa ciré. Articulations en cuivre, ressort acier et tiges en aluminium recuit.





Avec le temps certains éléments comme la tête ci-dessus et les mains dans les premières photos au souffert du temps; la mousse de latex, mal protégée, s'est transformée en biscotte et part en poussière. Heureusement les trois autres têtes sont toujours souples et n'ont pas craquelé.
J'essaye de recomposer avec les éléments en bonne santé un nouveau personnage, mais il va me falloir retirer des mains; heureusement que j'ai encore les moules planqués quelque part...


lundi 28 août 2017

Saya pour un nagamaki naoshi, 3ème partie.

C'est l'aboutissement d'une longue période de travail, qui est parfois pleines de bonnes et de mauvaises surprises.
Il s'agit de la troisième phase du travail d'un fourreau, qui consiste au laquage et aux finitions du fourreau.
Par laquage, il faut y entendre la création d'une peau sur le bois, qui imperméabilise le tout, qui empêche également les deux coques de bois de se réouvrir, et qui donne une ou plusieurs couleurs faisant décor avec le reste de la monture.
Le laquage de fourreau de sabre n'est en aucun cas qu'une histoire de peinture pour "faire joli".



La question du médium utilisé rentre aussi en ligne de compte, est-ce qu'il est préférable d'employer de l'urushi (la laque naturelle japonaise), de la laque de cachou, ou une autre laque de substitution ? A chaque fourreau, qu'il soit à créer, à restaurer, ou simplement réparer, la question se pose à chaque fois pour moi.



Ici c'est une création de fourreau pour un sabre ancien qui n'en avait plus. J'ai opté pour l'urushi, pour la recherche de cohérence avec le reste de la monture, et puis j'aime sa température qui reste fraîche longtemps au toucher.



C'est aussi la plus longue des procédures de laquage, mais c'est celle que je préfère en terme de résultat et de durabilité. Par contre il ne faut jamais oublier que c'est celle qui peut poser des problèmes d'irritations avec la peau et d'allergie, car cette laque est issue de la sève d'un arbre qui s'appelle "Sumac vénéneux".



Et j'ai beau en faire depuis 10 ans, je finis toujours par me faire avoir à un moment ou à un autre, et là je me paye pour la fin du travail une belle plaque de petits boutons sur l'avant-bras qui plaquait le fourreau au moment des ajustements finaux ! La laque avait beau être sèche au toucher et apte au ponçage, je ne me suis pas protégé plus que les mains pendant le travail, en me disant que c'était bon.
Hé, hé, hé...



Hé bah non !
La transpiration a fait émulation avec les particules résiduelles du ponçage restées sur le fourreau. Mais bon, ça a déjà été bien pire que ça. Un peu de crème pour les brûlures, et ça finit par s'en aller...
Je vous épargne de la photo de mon avant bras.

mercredi 19 octobre 2016

Saya pour un Nagamaki naoshi, 1ere partie

 Sur un Nagamaki naoshi (hallebarde à longue lame, qui a été raccourcie par le bas), fabrication d'un saya (fourreau) en bois de Ho (magnolia).
 Kaki ire : la lame est posée sur l'une des deux plaquettes de bois, pour en dessiner le contour.
 Ciselure et creusage de la première plaquette, aux ciseaux à bois, kogatana et couteaux à lame courbe.
 Encollage et serrage avec un vieux tsukaito en soie.
 Le futur saya est déjà ajusté avec l'habaki (bague de sertissage) de la lame.
 Ici on peut voir les restes d'un Hi (gorges) sur le nakago (soie, partie fichée dans la poignée) qui auparavant figurait sur la lame quand elle était dans sa longueur d'origine.
 Séchage.
 Sayaguchi.
 Après Ara kezuri, Shiage kezuri au petit rabot.



 Après rabotage.
 Après raclage du bois.
 Après ponçage grain 120, 180 et tokusa (tige de prêle déroulée sur une plaquette de bois).

samedi 8 octobre 2016

Nouveau tsukamaki pour katana ancien

Un des premiers travaux dans le nouvel atelier, avec une belle lumière du nord. Tsukamaki en soie naturelle du Japon, de largeur 6mm (ce qui n'est pas très fréquent) et teinté à la main.
Tressage en tsumamimaki (pincé) et cousu aux niveau des passages sur les menukis et sur les dome (noeuds finaux).