lundi 2 mai 2011

Katana

Cure de jouvence pour ce katana, durant l'année 2008.

Le fourreau, à l'état d'épave, a été complété de ses embouchures, qui manquaient (en corne de buffle noir). Une laque noire granulée a été réalisée, dans l'esprit d'origine: il ne restait que quelques bribes. La tsuka (poignée re-tressée), et la lame repolie.

dimanche 24 avril 2011

Mon mur de méditations.

... à l'atelier, les 15 mars et 11 avril 2011.

lundi 28 mars 2011

Togi, première partie du polissage.



Lame sur pierre. Wakisashi Mino, Koto.
Photo d'Etienne Pons (voir lien à droite de la page),
prise fin janvier 20011.

vendredi 18 février 2011

Shirasaya, monture de préservation



Un tour de force, réalisé durant l'été 2009
(en à peu près un mois et demi, si mes souvenirs sont bons),
avec la complicité de Clément Poma,
plasticien et ébéniste émérite, grand passionné et pratiquant
d'arts martiaux, au pluriel.
Vous trouverez son site dans la colonne des liens.
J'y ai réalisé les intérieurs et les réglages sur les lames,
et Clément s'est occupé de faire les arrêtes et les finitions extérieures.

Il y eu cinq shirasayas à réaliser,
(le deuxième en partant du bas existait déjà).
A la demande du client, on a utilisé du magnolia et du tilleul,
suivant les sabres.
Ce fut l'occasion de voir passer des lames de diverses époques.
Je ne vous cache pas que c'était le pied !
Il y eu entre autre (sur la photo, en partant du bas)
une lame fine, courbée et très élancée, de la période
Kamakura (14 ème), une autre courbée mais lourde et épaisse,
époque Genroku ( 17ème), une courte, très massive et presque
droite, (et pourtant très légère) période Kambun (17ème),
et pour les trois autres, il me semble
que c'était shinshinto (19ème).

Je garde un excellent souvenir de ce défi contre la montre.
Eprouvant, certes, mais sympathique !
Et puis je me souviens de Clément qui voyait arriver
dans son atelier les lames au compte-goutte;
et quand il avait du bol il en avait deux en même temps.

C'était l'occasion d'avoir en main divers univers, car on sentait
que chaque lame avait son caractère propre, et on cherchait
à imaginer ensemble quel pouvait être son histoire,
et l'utilisation recherchée. Là c'était plutôt les casquettes
de pratiquants et de bouffeurs de films de sabres qui étaient
fichées sur nos têtes !
De vrais gamins, en fait.

A noter aussi que les machines ont été quasi-absentes du chantier,
simplement pour rectifier ça et là une facette.
A 96%, ça a été sciage à la main, rabot japonais et occidental, racloir, divers ciseaux japonais (mes préférés, ça vous étonne ?),
colle de poisson et bambou sec pour les mekugis.

J'ai confié depuis à Clément d'autres lames
et je vous montrerai bientôt le dernier shirasaya qu'il a fait,
pour une lame m'appartenant. Il y a réalisé des hatome
(renforts qui certissent le mekugi, la goupille de fixation)
qui sont doubles. Avec à la fois de la corne de buffle noir
et de la corne blonde. C'est un malade du détail, en fait.
Du coup, j'aime bien, quand il se lâche dans ses créations.

Mais pour la photo, c'est pour une prochaine fois !


samedi 12 février 2011

Koshirae, monture de sabre.


Bonjour à tous !
Bon je vais la faire courte, voilà un wakisashi ( sabre moyen),
qui a séjourné dans l'atelier, il y a quelques temps de ça.
Voilà quelques photos, dans le principe avant... après,
pour une séance de remise en forme.
Tout était fatigué, mais la base de l'objet m'a inspirée,
j'en trouvais les lignes gracieuses et c'était la première fois
que je voyais un fourreau aussi fin et plat en son extrémité.
Habituellement les sayas ( c'est comme ça qu'on les nomme)
se terminent en ellipse.
Il a fallu retrouver à ce sabre des menukis ( les petites sculptures
métalliques placés sous le tressage de la poignée.




mercredi 12 mai 2010

Une belle rencontre

Il est extrêmement difficile de photographier les sabres japonais. Quand je vois ce cliché et quand je me rappelle du moment où l'un de mes amis est gracieusement venu me voir pour me montrer une de ses lames préférées, je suis frustré de n'avoir que quelques pauvres images qui ne rendent absolument pas la beauté de cette lame.
Impressionnante par sa longueur, sa largeur et son épaisseur malgré sa grande légèreté ( Dominique Bargiel, que je trouve très doué pour faire des lames robustes, impressionnantes en taille et pourtant légères comme des roseaux, en serait baba !); d'autant que la souplesse de sa ligne de trempe, son grain généreux, les gorges fines et élancées, et ses horimonos ( symboles gravés sur les lames) étonnamment élégants et culotés (habituellement je n'en suis pas friand) lui donnent une beauté qui me donnent encore des frissons.

La qualité du travail du forgeron qui l'a créé et des polisseurs ayant eu la chance de la maintenir aussi belle depuis sa naissance, est à couper le souffle, et m'a vraiment troublé. J'ai pu l'admirer à deux reprises le même jour, et à chaque fois ça a duré plus d'une heure; c'est la première fois que ça m'arrive. Il est rare de trouver des lames qui ont été désirées, reconnues, bichonnées et aimées par toutes les personnes l'ayant eu en main. Il me vient à l'esprit une phrase que l'on entend souvent dans le domaine des amoureux des lames japonaises: Nous ne sommes que les légataires éphémères de ces lames. Elles nous succèderont, parfois sur plusieurs centaines d'années voire même plus d'un millénaire pour les plus anciennes. Et si elles perdurent c'est uniquement grâce au plaisir de la contemplation, qu'elle vienne de qui que ce soit, d'un néophyte comme d'un amateur éclairé.

Pouvoir prendre dans sa main ce genre de chef d'oeuvre et l' admirer à l'oeil nu est un plaisir dont je ne me lasse toujours pas...