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dimanche 6 octobre 2019
Micro katana
Voilà le sabre terminé. Il est en acier forgé, trempé et affûté. Echelle 1/10°. Longueur 10 cm.
Monture en magnolia, laque urushi, tosogu en cuivre, brasure à l'argent. Tressage en microfibre. Kurikata en corne de buffle noir.
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dimanche 6 janvier 2019
Première forge de l'année
Première lame forgée de l'année, trempée et affûtée, avec son habaki en cuivre, réalisée le premier janvier 2019. Nagasa 83mm et 3/10 °. Et ça coupe ! Maintenant il faut que j'attaque le koshirae et le mekugi, on va rigoler! Diamètre du mekugi ana, 1 mm.
Temps de fabrication de la lame: 2 heures. Habaki: 45 min.
Sans l'avoir prémédité, le rapport largeur et longueur de lame, donne plutôt la reproduction d'un nodachi au 1/20°.
Ci dessous, début de fabrication du saya en magnolia.
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mardi 11 septembre 2018
Forge chez Dominique Bargiel
Je viens d'avoir la chance de passer cet été quelques jours chez Domi et Sylvie, où j'ai pu me ressourcer, en bon aveyronais "expatrié" que je suis.
Au programme, sans parler d'une remise à jour culinaire obligatoire et de franches rigolades, c'était la leçon de trempage de 4 katanas en acier XC70 en 45 min chrono, du corroyage de lopin d'acier par Dominique, et puis pour moi forge et trempage d'un wakizashi, sous son oeil bienveillant.
Yaki ire, ou trempage d'un katana.
Séchage de la gangue d'argile recouvrant de façon sélective la lame d'un futur katana.
Bac de charbons ardents avec soufflerie sur tout le long, pour une chauffe rapide et homogène de la lame.
Trempe à l'eau puis à l'huile. Mélange d'huile de transmission et d'huile de coffrage (consistance assez épaisse).
J'ai fait une vidéo, mais malheureusement elle est trop longue et volumineuse pour être publiée ici.
Forge et trempe d'un wakizashi.
Ca me brûlait depuis très longtemps, que de pouvoir apprendre l'espace de quelques jours avec Dominique à forger une lame. Je n'avais jamais osé le lui demander. Là, je crois que j'étais suffisamment "à point" pour le faire.
Et il a tout simplement accepté, du coup je me suis senti comme un labrador qui se pisserait dessus en couinant (= trop content et surexcité).
Il m'a proposé de choisir entre ventilation manuelle ou ventilation électrique, et de forger à la main ou au marteau-pilon, j'ai opté pour le tout manuel, parce que je voulais commencer par le basique.
Un morceau d'XC70 choisi par ses soins, on a descendu du grenier trois sacs de charbon, et la forge était allumée. Dominique me met dans la main un modèle de sunobé forgé dans une barre à mine, qui lui sert de gabarit. Il m'invite à suivre ce modèle pour étirer et mettre en forme le barreau d'acier.
Au début ça ne ressemble pas à grand chose, mais je ne m'en inquiète pas.
Là, y a un début.
Après la forge, je dessine sur la lame un hamon que j'aimerai bien obtenir...
On y est presque.
Ca y est les faces sont relativement ordonnées. Ce qui n'est pas pris en photos, c'est la pose de l'argile et le moment de la trempe. Impossible de faire les deux choses à la fois, photos et travail, j'avais les mains dans la pâte !!
Ensuite, enlèvement de la calamine à la meule tournante.
Au programme, sans parler d'une remise à jour culinaire obligatoire et de franches rigolades, c'était la leçon de trempage de 4 katanas en acier XC70 en 45 min chrono, du corroyage de lopin d'acier par Dominique, et puis pour moi forge et trempage d'un wakizashi, sous son oeil bienveillant.
Yaki ire, ou trempage d'un katana.
Séchage de la gangue d'argile recouvrant de façon sélective la lame d'un futur katana.
Bac de charbons ardents avec soufflerie sur tout le long, pour une chauffe rapide et homogène de la lame.
Trempe à l'eau puis à l'huile. Mélange d'huile de transmission et d'huile de coffrage (consistance assez épaisse).
J'ai fait une vidéo, mais malheureusement elle est trop longue et volumineuse pour être publiée ici.
Forge et trempe d'un wakizashi.
Ca me brûlait depuis très longtemps, que de pouvoir apprendre l'espace de quelques jours avec Dominique à forger une lame. Je n'avais jamais osé le lui demander. Là, je crois que j'étais suffisamment "à point" pour le faire.
Et il a tout simplement accepté, du coup je me suis senti comme un labrador qui se pisserait dessus en couinant (= trop content et surexcité).
Il m'a proposé de choisir entre ventilation manuelle ou ventilation électrique, et de forger à la main ou au marteau-pilon, j'ai opté pour le tout manuel, parce que je voulais commencer par le basique.
Un morceau d'XC70 choisi par ses soins, on a descendu du grenier trois sacs de charbon, et la forge était allumée. Dominique me met dans la main un modèle de sunobé forgé dans une barre à mine, qui lui sert de gabarit. Il m'invite à suivre ce modèle pour étirer et mettre en forme le barreau d'acier.
Au début ça ne ressemble pas à grand chose, mais je ne m'en inquiète pas.
Là, y a un début.
Après la forge, je dessine sur la lame un hamon que j'aimerai bien obtenir...
Limage du tranchant et du iori mune (dos à deux facettes).
Rectification des facettes. C'est là qu'on voit l'irrégularité des coups de marteaux !On y est presque.
Ca y est les faces sont relativement ordonnées. Ce qui n'est pas pris en photos, c'est la pose de l'argile et le moment de la trempe. Impossible de faire les deux choses à la fois, photos et travail, j'avais les mains dans la pâte !!
Ensuite, enlèvement de la calamine à la meule tournante.
Et voilà. La grande lame est forgée par Dominique, et la petite c'est la mienne.
Rendez-vous la prochaine fois avec le polissage des deux lames, vous pourrez voir ce qu'a donné la trempe. J'en ai eu un aperçu après le trempage, avec une petite révélation au perchlorure de fer, mais je préfère maintenir le suspens.
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mercredi 12 mai 2010
Une belle rencontre
Impressionnante par sa longueur, sa largeur et son épaisseur malgré sa grande légèreté ( Dominique Bargiel, que je trouve très doué pour faire des lames robustes, impressionnantes en taille et pourtant légères comme des roseaux, en serait baba !); d'autant que la souplesse de sa ligne de trempe, son grain généreux, les gorges fines et élancées, et ses horimonos ( symboles gravés sur les lames) étonnamment élégants et culotés (habituellement je n'en suis pas friand) lui donnent une beauté qui me donnent encore des frissons.
La qualité du travail du forgeron qui l'a créé et des polisseurs ayant eu la chance de la maintenir aussi belle depuis sa naissance, est à couper le souffle, et m'a vraiment troublé. J'ai pu l'admirer à deux reprises le même jour, et à chaque fois ça a duré plus d'une heure; c'est la première fois que ça m'arrive. Il est rare de trouver des lames qui ont été désirées, reconnues, bichonnées et aimées par toutes les personnes l'ayant eu en main. Il me vient à l'esprit une phrase que l'on entend souvent dans le domaine des amoureux des lames japonaises: Nous ne sommes que les légataires éphémères de ces lames. Elles nous succèderont, parfois sur plusieurs centaines d'années voire même plus d'un millénaire pour les plus anciennes. Et si elles perdurent c'est uniquement grâce au plaisir de la contemplation, qu'elle vienne de qui que ce soit, d'un néophyte comme d'un amateur éclairé.
Pouvoir prendre dans sa main ce genre de chef d'oeuvre et l' admirer à l'oeil nu est un plaisir dont je ne me lasse toujours pas...
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